Queven : l'eau au Conseil Municipal

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant




Conseil municipal du 26 Septembre 2008 – QUEVEN  

 

Déclaration de Michel Hado, éluUDB, au nom du groupe Quéven Unité sur l’eau potable :

 

Monsieur le Maire,

 

Les Quévenois paient l’eau potable environ 30% (29,8%) plus cher que la moyenne des français et 12,5% de plus que la moyenne des Bretons.  La moyenne Bretonne était de 3,74/M3 en 2006, le prix à Quéven la même année était de 4,21€ (4,36 €/m3 en 2008).

Cette situation est préoccupante et intolérable dans la mesure où elle résulte pour partie de l’incohérence de l’organisation de la gestion de l’eau dans le Morbihan et dans le Pays de Lorient.

Quéven adhère au syndicat du Scorff qui lui-même est affilié au syndicat départemental. C’est le syndicat départemental qui fixe le tarif unique de l’eau au nom de la solidarité, sachant que les coûts de gestion de l’eau sont moindres en zone urbaine qu’en zone rurale en raison de la longueur réduite du réseau. Le problème est que Lorient, Lanester et Vannes, pour ne citer que ces villes ne font pas partie du syndicat départemental ; la solidarité n’est donc pas une obligation pour tous.

De plus, le syndicat du Scorff qui a mené une politique rigoureuse depuis plusieurs années dégage un bénéfice qu’il doit reverser en totalité au syndicat départemental. Ce bénéfice était, en 2007 de l’ordre de 600 000 €. Ces 600 000 € devrait en toute logique bénéficier aux habitants des communes membres du syndicat du Scorff. Ce système n’incite donc pas à la vertu en matière de consommation d’eau.

Par ailleurs, les prix fixés par le syndicat départemental sont dégressifs, ce qui signifie que plus on consomme de l’eau moins elle est chère. Ceci va également à l’encontre de l’incitation à l’économie d’eau préconisée par ailleurs par tous, y compris par le département.

Enfin, une réforme est en cours et devait être votée au mois de juin, qui prévoit le transfert d’une grande partie des compétences des syndicats locaux vers le syndicat départemental, notamment les investissements,  ce qui va priver les syndicats locaux de toute autonomie de décision.

Pour les élus de Quéven Unité, cette situation n’est pas tenable dans la durée, elle n’est ni économique pour la population, ni durable pour la collectivité.  Nous considérons que la gestion de l’eau doit être faite au plus près, à la fois des bassins versants et des bassins de vie et d’emplois, c’est à dire pour nous, au niveau du Pays de Lorient ou , au moins, au niveau de Cap Lorient.

Nous souhaitons que cette position soit portée par la municipalité de Quéven notamment dans le cadre de l’agenda 21 local et celui de CAP LORIENT.   

 

A noter au cours de ce même CM, vote unanime (avec déclaration de l'UDB et de la droite) sur le niveau 2 de la Charte "Ya d'ar brezhoneg" avec notamment l'engagement de donner une place à la culture bretonne dans les équipement culturels ; Dans le même temps, sortie de la programmation des ARCS qui n'a jamais, depuis son existence, laissé si peu de place à la culture bretonne

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