Lettre ouverte à Monsieur Devedjian

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Les Elus UDB (Union Démocratique Bretonne) des communes du Pays de Lorient

 

 

 

 

 Lorient le 18 Décembre 2008

 

 

Monsieur Patrick DEVEDJIAN

Ministre en charge de la

Mise en œuvre  du Plan de Relance

32, rue de Babylone

75700 PARIS

 

                                                                                               

Monsieur le Ministre,

 

Le redressement judiciaire de la Société Bretonne de Fonderie et de Mécanique à CAUDAN, dans le Morbihan, a été prononcé. Le 20 janvier 2009 l'administrateur judiciaire va proposer devant le Tribunal de Commerce de Lyon un plan de continuation.

 

Pour que ce plan soit viable, il faut impérativement rassembler deux conditions : un volume d'activités et des investissements suffisants.

 

En effet depuis la vente de la SBFM, créée par Renault et vendue en 1998, aucun des actionnaires successifs n'a assuré les investissements nécessaires. La SBFM a besoin de volumes de production garantis comme Renault a besoin de sécuriser des approvisionnements. Or Renault reste le principal client de la SBFM et la considère comme stratégique dans son panel de fournisseurs, car elle est la seule à produire certaines pièces. Renault a donc intérêt à redevenir son actionnaire principal afin d'assurer un approvisionnement et un développement fiables de ses futures pièces sans délocaliser la production. Renault a repris la fonderie de Cléon. Pourquoi laisserait-elle tomber les Bretons ?

 

L'Etat, actionnaire de Renault, a annoncé un fonds d'aide à l'industrie automobile et Monsieur Ghosn, président de Renault, vient d'affirmer avec force qu'il faut conserver un tissu de fournisseurs.

 

C'est pourquoi, au nom des élus de l'Union Démocratique Bretonne du Pays de Lorient, je vous demande de tout faire pour assurer la sauvegarde de 550 emplois en les plaçant, comme le souhaite le personnel, sous la tutelle de leur ancienne maison mère.

 

Cette action de relance concrète répondrait à un caractère d’urgence. Il ne doit pas exonérer les responsables publics de travailler à la prospective, en vue de réfléchir à la nécessaire diversification de ce type d’industrie, pour asseoir et élargir les compétences des ouvriers, et pour adapter notre tissu économique aux enjeux du transport de demain.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre solidarité avec le personnel de cette entreprise.

 

                                                                        Yann SYZ

                                                            Au nom des élus U.D.B. des communes du Pays de Lorient

 

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