Programme leader pour cap Lorient et son agriculture

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Cap Lorient a lancé les bases d’une véritable politique agricole locale en actant le principe d’une démarche LEADER , ce qui n’avait rien d’évident en zone urbaine. 1,8millions d’euros de fonds européens seront ainsi mobilisable pour conforter l ‘espace agricole péri urbain, favoriser l’agriculture biologique, vloriser l’emploi, favoriser la diversification autour de 31 actions concrètes.

 

Une excellente démarche, saluée en ces terme par notre élu Yann SYZ :

Nous avions été quelques élus à regretter l’absence de projet agricole dans notre contrat de pays. Il faut donc saluer la démarche qui permet ce soir de voter un programme leader dans une communauté de type urbain. Ce n’est pas si courant …

 

On ne part pas de rien : ainsi, dans les cantines bretonnes, 1 repas bio sur 5 est servi sur la seule zone de Cap Lorient, preuve que nos communes ont déjà intégré une partie du défi agricole, bien avant les autres.

 

Par un vaste mouvement coopératif, l’agriculture bretonne a su trouver une dynamique inattendue au Xxe siècle. On connaît les nombreuses limites de ce modèle. Mais aujourd’hui, certains agriculteurs sont en quelques sortes prisonniers de ce système et, seul un accompagnement fort de la puissance publique permettra les nécessaires mutations pour que tous les producteurs soient réellement autonomes dans leur choix.

 

Depuis une vingtaine d’années, la relation entre l’urbain et l’agricole est marquée par la nécessaire protection de la qualité de l’eau. Des progrès importants sont constatés mais restent insuffisants. Pour aller plus loin, il convient de considérer les intérêts réciproques des acteurs sous l’angle de la relocalisation des enjeux agricoles sur le territoire de l’agglo.

 

L’agriculture est bien à la croisée des trois pôles du développement durable : environnement, social et économie.

 

Cela donne  un sens à la construction de notre espace commun, où les pleins et les vides (pour parler en terme de densité) sont complémentaires.

 

Que Cap Lorient porte un projet agricole, c’est aider à la compréhension de notre Programme Local de l’Habitat et de notre Scott, donc aider à repenser les centres de l’agglomération sur eux-mêmes, conserver un territoire avec plusieurs centres et non un continuum urbain mal maîtrisé.


 

Parmi les enjeux et actions mentionnés dans le document, je relève bien sûr la question du foncier rare et cher pour les installations mais aussi la question des circuits courts qui peuvent prendre des formes variées, de la vente directe à la ferme jusqu’à l’approvisionnement de nos restaurations collectives. Contribuer à amorcer les débouchés pour protéger les exploitants des pièges des cours et des circuits mondialisés.

 

Enfin en rapprochant les liens institutionnels du terrain, on peut favoriser la poly-activité sur les terres agricoles au-delà de leurs fonctions premières, si on réussit à décloisonner l’approche administrative. L’agriculture peut avoir toute sa place dans nos politiques environnementales, économiques mais aussi sociales, énergétiques et touristiques.

 

Lors du débat sur la taxe additionnelle, nous avons évoqué la construction de l’esprit « Pays de Lorient ». Voilà, ici, un dossier qui y contribue largement et d’une manière efficiente.

 

         Yann SYZ

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