Kokopelli : Graines stars contre plantes rares, ou comment les lois de Pétain restent vivaces

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

On le sait en Bretagne... Certaines décisions prises pendant la seconde guerre mondiale par le Maréchal Pétain survivent encore ! C’est à ce sinistre personnage que nous devons l’amputation de la Loire-Atlantique de la Bretagne. C’est aussi au régime de Vichy, que le Maréchal dirigeait, que nous devons une loi qui interdit aujourd’hui de commercialiser une plante si elle ne figure pas dans un catalogue officiel.

 

Vous avez bien lu... Pour pouvoir commercialiser une plante, celle-ci doit figurer dans un Catalogue National... et pour figurer dans ce catalogue, il faut payer un droit d’entrée élevé, à la portée des seules grandes firmes.

Ainsi, grâce à ce système, 5 compagnies semencières contrôlent 75 % de la semence potagère au niveau mondial. Prenons la courgette comme second exemple : 83% des espèces commercialisables en France sont la propriété de seulement 3 multinationales : Limagrain (62 clones), Monsanto (17 clones) et Syngenta (9 clones).

Cette sur cette base que l’association de jardiniers Kokopelli, qui diffuse des graines de plantes rares et anciennes est aujourd’hui attaquée en justice par un industriel.

Or cette association joue un rôle utile à l’heure où tous les signataires du pacte Ecologique de Nicolas Hulot parlent de diversité biologique et s’inquiètent du brevetage du vivant.

Il faut renverser cette logique de brevetage du vivant. Les plantes dangereuses ou à risque doivent être interdites. Le recours à la biodiversité doit être encouragé et les droits d’entrée sur le Catalgue National des Plantes doivent être supprimés. Je soutiendrai toutes les initiatives parlementaires allant en ce sens, et les initierai au besoin.


Cet article a été diffusé à l'origine dans le cadre de la campagne des législatives 2007 sur la circonscription de Lorient par Yann Syz et Thiery Catrou

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