Associations, mutuelles, coop, scop…l’économie sociale, un moteur du développement moderne.

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

La région Bretagne est caractérisée par une forte mobilisation des activités ressortant de ce qu’il est convenu d’appeler l’économie sociale. Sous ce vocable, qui regroupe des réalités varibles (associations, coopératives, mutuelles…) on trouve près de 12 % de l’emploi privé breton. Ces organismes sont des éléments clefs dans les secteurs de la santé, les assurances, la banque, le commerce agricole, l’intégration socio-économique, la culture, le sport …

L’économie sociale constitue un secteur qui cherche à concilier développement économique et dignité des rapports sociaux. La plupart des organismes de ce secteur s’inscrivent dans une logique de marché, mais dans une perspective citoyenne, avec des garanties de démocratie où les dirgeants sont élus et non nommés par un actionnaire omnipotant guidé par le seul dividende.

Alors que le libéralisme des actionnaires, qualifié souvent à tort de moderne, renforce les inégalités sociales et salariales et place les citoyens dans une précarité constamment aggravée, les outils de l’économie sociale peuvent servir de guide à la réflexion parlementaire de tous ceux qui souhaitent construire une économie au service de l’homme.

L’ homme au centre du système, la responsabilisation des acteurs, la résistance constructive au capitalisme financier, ces valeurs sont aussi les miennes.

Il faut renforcer l’économie sociale pour construire une économie résolument moderne, durable et responsable.

Cela passe par le développement de formation pour les administrateurs employeurs, le plus souvent bénévoles, en renforçant les passerelles entre l’université et ce type d’entreprises.

Ainsi les formation généralistes universitaires trouveront leur place dans l’accompagnement d’une économie humanisée. De même, les innovations techniques nées de la recherche pourront venir trouver leur place dans cette forme de développement.

Il convient surtout de reconnaître l’utilité publique de l’économie sociale en concentrant sur ce secteur où les décisions sont débattues par les associés (ou coopérateurs) les aménagements fiscaux susceptibles de créer de l’emplois, au lieu d’éxonérer de taxes professionnelles des entreprises qui ne préservent que les dividendes des actionaires.

Il faut par ailleurs intégrer le développement de l’économie sociale dans nos politique de coopération économique avec les pays de l’est européen, en vue de faciliter, outre l’extension de ce modèle, la création d’un vrai statut de l’économie sociale en Europe.

Enfin, pour le secteur strictement associatif, il faut aller plus loin que l’actuelle politique de subvention au coups par coups est à proscrire. L’ Etat et les colectivités territoriales doivent aujourd’hui passer à une logique de conventions pluriannuelles, pour que l’emplos associatif ne soit plus soumis aux aléas des politiques budgétaires, et que le CDI (Contrat à durée indéterminée) y retrouve une vraie place.

Cet article a été diffusé à l'origine dans le cadre de la campagne des législatives 2007 sur la circonscription de Lorient par Yann Syz et Thierry Catrou

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