Pour une agriculture respectueuse de l’eau en Bretagne .

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Il faut apporter un soutien aux exploitants agricoles qui s’engagent dans des démarches non polluantes.

Aujourd’hui encore, l’agriculture reste dominée par le productivisme aux conséquences néfastes :

- concentration des exploitations,
- atteinte à l’environnement,
- pollutions de l’eau…
- les systèmes économes, bios, herbagers… restent trop marginaux.

La production de valeur ajoutée (la transformation sur place de la production) est le maillon faible du système. Et le refus par le France de régionaliser et mutualiser les aides européennes agricoles (La fameuse PAC) a privé la Bretagne d’un outil de réorientation de son agriculture.

Le prix de l’eau dans le Morbihan est le plus cher de France : l’eau ici coûte deux fois plus cher qu’en Isère ou en Savoie où l’élevage industriel est quasi absent au profit de pratiques extensives. C’est dire que nous payons très cher le nécessaire assainissement dù à l’agriculture industrielle.

Arrêtons de financer les conséquences de la pollution, investissons dans leur prévention !

Il est urgent d’aider à la reconversion des exploitations en bio. Pour cela nous devons agir au parlement pour réformer le mode de répartition des subventions de la PAC en France et en Bretagne.

Tel qu’elles sont désormais réparties, elles favorisent les expoitants productivistes, aux dépends des agriculteurs qui souhaitent travailler dans un meilleur respect de l’environnement et de l’équilibre ville campagne.

Sur notre circonscription, les municipalités de Ploemeur, Lorient et Lanester ont choisi depuis 2001 d’offrir des débouchés à l’agriculture bio dans les restaurants scolaires. Il s’agit de contribuer à la vitalité de cette filière économique, en travaillant à la protection du Scorff et du Blavet et en développant l’éducation au goût des élèves.

Mais les élus et professionnels impliqués constatent depuis quelques mois des freins à cet action : la demande augmente, mais le nombre de reconversion baisse. Les pouvoirs publics doivent donc réorienter le système d’aide.

Il est anormal que la France, pays agricole riche, doivent importer une bonne part de sa consommation bio d’Allemagne.

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