Travailler au pays.

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Le slogan de Nicolas Sarkozy « Travailler plus et gagner plus » peut trouver un écho chez quelques uns mais il es injurieux pour le plus grand nombre. Aujourd’hui, ce que recherchent les 7 millions de précaires et leurs familles, c’est tout simplement de travailler comme les autres, pour gagner dignement leur vie.

C’est aussi bien souvent de trouver cet emploi dans la région où ils ont construit leur vie sociale et familliale.

Je concentrerais ici mon propos sur trois points qui répondent à différentes urgences.

Il faut réogarniser la fonction publique pour qu’elle cesse de ponctionnert la vitalité bretonne ;

Il faut investir massivement dans la Recherche, le Développement et l’Université pour répondreaux mutations industrielles ;

Et enfin il faut encourager les initiatives économiques porteuses d’un développement partagé.

Régionnaliser les concours de la fonction publique

Les jeunes étudiants de l’Université de Bretagne-Sud le savent : s’ils souhaitent devenir enseignants de collège où lycée, policier, ou intégrer tout autre poste dans l’administration de l’Etat, il leur faudra après la réussite à un concours, passer de nombreuses années dans des régions comme l’Ile de France où le Nord.

Pourtant nombre d’entre eux préfèreraient rester « travailler au pays », comme en témoigne la récente manifestation des postiers « exilés » depuis 20 ans qui n’arrivent pas à muter.

Ce phénomène est lié au fait que les mutations dans la fonction publique sont attribuées en lien avec un barème de points largement dépendant de l’ancienneté.

Le professeur de 25 ans ne peut obtenir de poste en Bretagne, même s’il y a toujours vécu, car il serta alors en concurrence avec son collègue de 55 ans qui après avoir passé 30 ans à Neuilly ou à Sarcelles parvient enfin à revenir à Lorient.

On le voit ce système coute cher à la Bretagne, car il prive notre région d’une part de la jeunesse source de dynamisme démographique et intellectuel. Comme député, je proposerais la régionalisation des concours.

Que l’on me comprenne bien, il ne s’agit pas de réserver les postes en Bretagne aux Bretons, mais de pouvoir choisir la région où l’ on passe le concours et y obtenir un poste en cas de réussite.C’est loin d’être une vue de l’esprit : ma proposition n’est que l’élargissement à toute la fonction publiquer de ce qui existe déjà pour les professeurs des écoles. Ceux ci sont nommés dans le département où ils ont réussi l’épreuve.

Prenons modèle sur ce qui est une exception pour les jeunes qui souhaitent participer à la construction de notre territoire.

Lorient et la Bretagne ont droit à des services publics jeunes et dynamiques.

Cet article a été diffusé à l'origine dans le cadre de la campagne des législatives 2007 sur la circonscription de Lorient par Yann Syz et Thiery Catrou

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