budget de Cap Lorient

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Lors du vote du budget de cap lorient ce vandredi, Yann Syz, élu UDB, a invité à miser sur la jeunesse et à renforcer les mutualisation entre commune. Lire ci dessous.

Le budget soumis à notre vote ce soir est essentiellement placé, du côté de la colonne dépense, sous le sceau de la continuité. Cela est lié à l’importance des restes à réaliser et du fait que les principaux arbitrages, difficiles pour les investissements, à venir ne semblent pas encore tranchés.

 

On peut quand même relever que ce budget permet d’ouvrir des perspectives sur trois enjeux fondamentaux :

 

1)      l’économie du territoire, avec des financements pertinents : soutien à la création de l’école d’ingénieur, à l’économie maritime à Lanester, et une politique ambitieuse en matière d’agriculture

2)    L’insertion de Cap l’Orient dans les logiques modernes de la mobilité, autour des dossiers gare et Triskell 2. J’observe que si la question des outils et des parcours sera étudiée, j’invite à ne pas oublier la question des horaires.

3)    La gestion du littoral prend une nouvelle dimension avec les actions à Gâvres et Guidel. C’est dire que le budget permet, dans un contexte tendu, de poursuivre l’adaptation du pays de Lorient aux nouvelles activités, aux nouveaux modes de vie et à préserver notre patrimoine naturel.

 

C’est la dernière année que Cap l’Orient peut envisager, sauf coup de théâtre, des investissements à ce niveau de dépenses.

Pour la suite, les choix seront difficiles. J’invite les collègues à ne pas écarter trop vite tous les projets qui peuvent contribuer à fixer et attirer la jeune génération, facteur d’innovation économique et culturelle. Notre agglomération devenue universitaire doit avoir à l’esprit que contribuer au cadre de vie de la jeunesse c’est contribuer au renouveau économique du territoire. Des investissements culturels en débat doivent être regardés sous cet angle par exemple.

 

Côté recettes, la seule nouveauté est la création de la taxe additionnelle. Nous devons rappeler avec force que le gouvernement, en laissant l’agglo dans l’incertitude sur les suites de la suppression de la taxe professionnelle, organise sciemment le transfert d’impôt des entreprises vers les particuliers.

C’est dans ce contexte qu’il faut analyser aussi le fait que le gouvernement français organise, par la suppression de la taxe professionnelle, le transfert d’impôt entreprises à l’impôt ménage.

 

Si, d’aventure, il devait rester une fenêtre de tir en 2010, il ne faudra pas hésiter à rehausser la taxe professionnelle.

. Et là encore, si compensation il y a , pour l’heure l’Etat n’envisage que des règles du jeu non maitrisées par le local, ou bien des ressources comme la TIPP, dont la logique veut pourtant, dans le cadre du développement durable, qu’elle ne soient pas dynamique.

 

 

L’intervention directe auprès des porteurs de projets et dans les infrastructures de développement étant plutôt du ressort de l’agglomération, ceux d’entres nous qui s’inquiètent de notre capacité à construire l’économie de demain doivent surtout veiller à ce que l’on conserve un lien fiscal entre le monde de l’ entreprise et l’agglo, il y va de leurs intérêts réciproques. Si nos projets ne sont plus fiscalement liés à l’activité économique, les entreprise seront perdantes au final.

 

Un trait majeur de tous les budgets locaux, c’est leur  dépendance vis-à-vis de dotations dont la maîtrise leur échappe, et dont le montant ne leur est jamais assuré d'une année sur l'autre. Il y a là non seulement un scandale, mais parfois une véritable escroquerie, et en toute hypothèse un obstacle majeur à l'autonomie des collectivités territoriales, c'est-à-dire à leur responsabilité.

 

Le nouveau lien fiscal entre l’habitant et Cap l’Orient doit obliger le bureau à inventer des formes de dialogues concrètes avec le citoyen contribuable.

Il doit aussi nous obliger à réinterroger les frontières actuelles entre les champs communaux et intercommunaux. Il y a là des marges de rationalité de la dépense publique.

 

Les mobilités, (pas seulement automobiles) et les rapports au territoire ont changé. Pendant longtemps primait la multiplication d’équipements de proximité. Dans certains lieux d’habitat dense, cette question demeure importante.

Mais, globalement, un partage des missions et des spécialisations des équipements publics sur le territoire de Cap l’Orient doit être étudié.

 

En matière de dépenses de fonctionnement, dans certains domaines, ne pas réinterroger la frontière des compétences Cap / commune, c’est multiplier par 19 certains services, alors que l’espace de vie des citoyens dépasse la commune au quotidien.

 

Ainsi, la coordination de nos politiques culturelles et leurs mises en cohérence, peut conduire à une meilleure identification des salles, à une meilleure diversité de l’offre.

 

D’ailleurs, les musiques actuelles et les acteurs de la culture bretonne sont depuis longtemps fédérés à l’échelle du pays de Lorient.

 

De même, le sport est déjà présent dans les préoccupations de l’agglo, il suffit pour s’en convaincre de voir la part des activités physiques dans l’aménagement des espaces naturels.

Nous gagnerons sûrement à rechercher de nouvelles convergences sur le sport de haut niveau, de nombreuses disciplines du territoire y gagneraient.

 

En bref, il est important que le Conseil Communautaire ne soit pas le théâtre des intérêts communaux.

La nouvelle fiscalité et les tensions de fonctionnement que connaissent toutes nos communes, doivent nous inciter à renforcer la notion de construction  d’un projet commun. Ce n’est pas forcément le discours des maires, mais la réalité nous rattrape, alors faisons bouger les lignes de nos institutions.

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