Pour des lumières du nouveau siècle à Ploemeur.

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

 Préserver l’environnement nocturne est un enjeu de développement durable : la puissance de l’éclairage public n’est pas sans conséquence sur les écosystèmes et est à la source de 4% des émissions de gaz à effet de serre en France.

 

Ce constat doit amener à une meilleure gestion, prenant également en compte le poids de l’éclairage public dans la facture énergétique des communes.

 

Mais l’action à mener ne peut se traduire par des gestes simplistes de coupure totale. Le développement durable est une notion qui ne se résume pas à la préservation de l’environnement, mais l’associe à une gestion pérenne de l’économie et à un renforcement des solidarités sociales.

 

De ce point de vue, l’éclairage public de nuit doit créer moins de pression sur l’environnement qu’aujourd’hui, mais aussi contribuer à la qualité de la vie collective des habitants. En clair, l’enjeu, pour reprendre la formule du Grenelle de l’environnement, ce n’est pas d’éclairer moins, mais d’éclairer mieux.

 

Nombreuses sont les communes qui agissent par la diminution de la puissance grâce à la mise en place de régulateurs de tension, par une optimisation de luminaires mieux orientés vers le sol pour éviter la déperdition d’éclairage, ou par l’utilisation de leds, lampes moins dévoreuses d’énergie.

 

Toutes ces mesures,  vite amorties, permettent de concilier économie d’énergie, sécurité et vivre ensemble.

 

La ville de Ploemeur ferait bien de s’en inspirer.

L’enjeu n’est pas d’opposer les logiques ni de regarder ce dossier sous le prisme de petites économies par rapport au budget global de la commun.. L’expérience ploemeuroise risque de laisser penser qu’il y a opposition entre protection de l’environnement et qualité de vie pour tous, ce qui serait dramatique.

L’enjeu est bien de faire rentrer les lumières de la ville dans le XXI° siècle.

 

Publié dans Ploemeur

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