Carte scolaire : les conséquences du budget gouvernemental

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Si des ajustements en fonction des effectifs scolarisés font partie d’une bonne gestion, il est évident que le Morbihan fait aujourd’hui les frais des choix budgétaires du gouvernement.

En effet, supprimer 5 classes (16 en incluant le privé catholique), alors que le nombre d’élèves augmente, c’est témoigner de choix politique qui tourne le dos à l’éducation des jeunes.

 

Le pays de Lorient paye un lourd tribu à la logique comptable de la droite au pouvoir. Les communes de Cap Lorient concentrent à elles seules 4 des 5 postes supprimés dans le département. Même des communes où la population scolaire est stable ou en hausse sont frappées, à l’image de Lorient.

 

Les choix géographiques opérés par l’Inspection d’académie semblent avoir des cibles qui n’ont rien de démographiques.

 

Le parlement français a fixé le cap : il faut moins de  salariés dans l’éducation. Les enfants en paieront les conséquences : les écoles maternelles seront surchargées, les écoles de zones prioritaires ne sont plus épargnées…

 

Gageons qu’il se trouvera bien des élus de droite pour dénoncer localement les conséquences des choix des gouvernants qu’ils soutiennent. Mais ces éventuelles tartuferies ne nous ferons pas oublier que la carte scolaire 2009 est un élément d’un puzzle qui vise à briser les logiques de solidarité, d’innovation et de justice sociale et territoriale.

 

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