jeunesse et identités multiples au conseil municipal de Lorient

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Le conseil municipal de Lorient de ce jour a évoquéde nombreux enjeux liés à la place de la jeunesse dans la ville, la diversité de ses attentes, les modes d'appropriation de l'espace urbain et la construction de la citoyenneté.
Nous y reviendrons prochainement, au travers des actions présentées par Yann Syz ce soir et bientot par son collègue Chafik Hbila.

Un autre temps fort du débat à été la carte scolaire 2009. Yann Syz, au nom du groupe UDB, a repris les deux textes déjà publiés sur ce blog, auxquels il a rajouté le paragraphe en gras ci dessous, en apuyant sa démonstration sur la finale Guingamp-Rennes de samedi dernier à Saint-Denis.Lire ci dessosus:

En plus de ce que propose l’école Diwan les Lorientais pourront inscrire leurs enfants en classe bilingue publique dans la sérénité cette année :  c’est un fait marquant de la carte  scolaire 2009.

Les groupes scolaires de Nouvelle Ville et de Merville voient leurs équipes renforcées pour cette forme de pédagogie.

 

 Ce qui s’est passé samedi dernier est le symbole de ce vers quoi il faut aller : une fête bretonne dans un bon esprit dans la capitale française le jour de la fête de l’Europe.

 

Tout est résumé là sur le jeu des identités multiples, qui se complètent et se respectent plus qu’elles ne s’opposent.

 

L’école est un lieu d’apprentissage essentiel de cette multiplicité culturelle, et la confrontation précoce avec ses enjeux culturels, notamment linguistiques, est un facteur de facilitation pour l’ouverture au monde de notre jeunesse.

 

C’est pourquoi il est important d’accompagner l’essor de la demande des familles de classes bilingues breton-français. Nous savons que toute évolution de ce type, dans un groupe scolaire, peut faire naître des résistances plus ou moins rationnelles, comme tout changement.

 

Mais il est évident qu’il ne serait pas responsable de flatter les craintes que provoque la prise en compte de la complexité de la société et de nos identités multiples à  l’école.

 

Les Sociétés du XXIème siècle seront les sociétés du multiple et non plus les sociétés de l’identité unique. Le temps n’est plus aux identités biniares (nous et les autres) mais aux identités complexes.

Nous  anticipons ce fait dans l’intérêt des jeunes lorientais pour leur avenir.

 

C’est la première fois depuis 4 ans que l’Inspection s’adapte à la réalité des chiffres. Il désolant de voir qu’il a encore fallu une rentrée 2008 mobilisant élus et parents dans des conditions difficile pour en arriver là. Le service public d’éducation devrait être moteur du changement, il n’est que suiviste. 

 

Tout n’est pas réglé pour autant :

reste une question en suspend pour la filière publique : la continuité de la filière au CP pour les élèves d’une des écoles. Cette question est pour l’heure sans réponse efficiente.

 C’est pourquoi, il faut également saluer la décision du Conseil Régional de Bretagne d’ouvrir 40 bourses de 5000 euros pour les enseignants qui s’engagent dans la formation bilingue à l’IUFM. Cet acte volontariste doit permettre d’encourager les vocations pour que les classes ouvrent sans difficulté à l’avenir.

 

Avec deux groupes scolaires dynamiques, dans le même secteur, Lorient peut désormais ouvrir le chantier du collège bilingue. Il semble que 2 collèges lorientais souhaitent ouvrir une 6ème Chinois. C’est une bonne idée, mais il serait plus rationnel d’avoir un collège avec option chinois, et un collège avec filière breton – français .

 

« L’avenir, c’est le plurilinguisme et dans ce plurilinguisme, les langues régionales ont un rôle capital à jouer (1)». (1) citation de Evelyne Charmeux - Professeur à l’Ecole Normale de Toulouse - Chercheur à l’institut de la recherche pédagogique

 Lorient a une belle carte à jouer dans ce domaine si tous les esprits ouverts oeuvrent de concert.

 

 

Je ne reviendrai pas longuement sur le reste des enjeux éminemment problématiques.

Le nombre de fermeture de classes doit nous mobiliser, mais ne peut nous étonner.

 

Si des ajustements en fonction des effectifs scolarisés font partie d’une bonne gestion, il est évident que le Morbihan fait aujourd’hui les frais des choix budgétaires du gouvernement.

En effet, supprimer 5 classes (16 en incluant le privé catholique), alors que le nombre d’élèves augmente, c’est témoigner de choix politique qui tourne le dos à l’éducation des jeunes.

 

Nous nous sommes livré à un exercice mathématique dont le résultat est troublant.

Le pays de Lorient paye un lourd tribu à la logique comptable de la droite au pouvoir. Les communes de Cap Lorient concentrent à elles seules 4 des 5 postes supprimés dans le département. Même des communes où la population scolaire est stable ou en hausse sont frappées, à l’image de Lorient.

 

Les choix géographiques opérés par l’Inspection d’académie semblent avoir des cibles qui n’ont rien de démographiques.

 

Le parlement français a fixé le cap : il faut moins de  salariés dans l’éducation. Les enfants en paieront les conséquences : les écoles maternelles seront surchargées, les écoles de zones prioritaires ne sont plus épargnées…

 

La carte scolaire 2009 est un élément d’un puzzle qui vise à briser les logiques de solidarité, d’innovation et de justice sociale et territoriale.

 

Alors une politique d’Etat à la remorque de l’innovation éducative et en retrait sur le solidarité doit rencontrer la mobilisation des élus pour une école formant à l’ouverture d’esprit et préservant les équilibres des territoires ;

 Dans cet esprit, nous joignons aux demandes de soutien des école de Lanveur et Kéroman dont la situation est rendue difficile par la décision de l'IA.

Yann SYZ

 

 

 

 

Publié dans Lorient

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