Projets culturels au péristyle

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Je voulais juste ajouter quelques mots sur la dimension culturelle de ce dossier. Le document évoque un pôle culturel centré sur la thématique de la Compagnie des Indes.

 

Quoi de plus naturel autour des bâtiments liés à cette histoire. Nous sommes favorables à l’exploration de cette piste, avec toutes les conséquences que cela suppose.

Néanmoins, pour que cela ait du sens, il faudra être ambitieux et innovant, car un simple déménagement de musée ne serait pas à la hauteur de l’enjeu.

Cette idée doit être plutôt l’occasion de réinterroger le sens que l’on donne au Musée de la Compagnie des Indes, l’occasion de renforcer les transversalités avec les services patrimoines et archives, et pas seulement parce que l’espace est rare.

Il ne faut pas non plus oublier la dimension touristique et économique que constituerait un grand musée digne de l’histoire de Lorient.

 

Nous disons oui pour avancer vers cette thématique, mais outre l’ambition, avec aussi l’obligation peut être au niveau de l’agglo d’accompagner la commune de Port Louis pour travailler ensemble sur les conséquences sur ton territoire. L’histoire de la Compagnie des Indes est sur Lorient, mais la rade doit rester solidaire.

 

D’autre part, c’est dès maintenant que le péristyle doit être investi par les initiatives culturelles.

Nous avons connu un moment fort avec le musée éphémère accompagnant une déconstruction dans un quartier.

Nous pensons que des initiatives du même ordre doivent accompagner la concertation et la construction d’un nouveau quartier.

Les acteurs culturels de la ville doivent être encouragés à accompagner l’appropriation du lieu dans toutes ses dimensions.

Le festival interceltique y est prêt, d’autres également.

Les espaces de jardins, de promenades ou de parvis sont autant d’espaces à investir pour que notre vie culturelle favorise l’émergence du quartier péristyle et enrichisse le débat.

 

Une remarque de méthode enfin : l’urbanisme de la ville a changé très rapidement en 10 ans. Des « dents creuses », des espaces non bâtis ont été comblés. Mais cela contraint le festival, le carnaval ou d’autres grands événements attractifs à toujours inventer en urgence de nouveaux modes de fonctionnements de l’espace public.

Nous souhaitons que les stratégies d’évolution de la ville prennent en compte la nécessité de conserver des espaces en creux que les grands événements puissent facilement investir.

 

 

Annick Lécuyer

UDB

Publié dans Lorient

Commenter cet article