Cap Lorient investit dans l'immobilier d'entreprise et le photovoltaïque.

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

 UDB_Breizh_gant_kalon-2.jpgVendredi 8 juillet, le conseil de Cap Lorient s'est réuni à Larmor. Parmis les nombreux dossiers validés, retenons un important travail sur la sécurisation des arrêts de bus et les premières concrétisations des promesse de soutien à Gâvres contre les risques de submersion marine.

 

L'UDB, via son élu Yann Syz, s'est exprimé sur la création d'une nouvelle société d'conomie mixte que le site de Cap Lorient http://www.caplorient.com/ présente ainsi:

 

 

Afin de contribuer à l’implantation d’entreprises sur le territoire, Cap l’Orient a construit ou réhabilité des bâtiments qu’elle loue, comme par exemple sur le site de l’ancienne base de sous-marins. L’intérêt est bien évidemment de conserver la maîtrise d’un patrimoine immobilier sur un secteur stratégique, tout en permettant aux entreprises de s’implanter ou de se développer sur le territoire. Afin de donner une impulsion supplémentaire à la dynamique entrepreunariale locale,  Cap l’Orient agglomération a jugé opportun de créer une Société d’économie mixte (SEM), dont elle serait actionnaire prépondérant, et à laquelle seraient associées d’autres collectivités intéressées ainsi que des partenaires privés. L’une des filiales de cette SEM aura pour objet la construction et la location de bâtiment d’entreprises, l’autre aura pour mission de contribuer à la production d’énergie renouvelable sur le territoire en s’appuyant sur la valorisation des toitures de l’ensemble du patrimoine immobilier de Cap l’Orient agglomération.

 

L'UDB approuve ce double objectif, mais pose des questions d'ordre méthodologique et propose une troisième activité pour poursuivre le combat du peuple des dunes (intervention de Yann Syz ci-dessous).

 

yann_111111.jpgLes deux objectifs identifiés dans ce rapport sont évidemment pertinents et importants.

L’idée d’assurer le portage immobilier de projets économiques est un bon moyen de contribuer à la reconversion de certains sites et de conforter le développement de nos zones portuaires.

Pour autant, au-delà de cet accord de principe ce soir, il me semble important que Cap l’Orient définisse des critères qui permettent d’élucider quel type de projet pourra être ainsi accompagné.

Si nous ne le faisons pas, c’est le risque d’avoir un dispositif attrape-tout, avec les effets pervers que cela comporte, où il serait difficile d’expliquer un refus à tel ou tel.

 

Les critères peuvent être multiples.

On peut retenir des espaces géographiques et juridiques ou des logiques de filières prioritaires, et - ou - des modes de gouvernances, et – ou des liens avec nos politiques publiques, etc. Le champ des possibles est large, mais cette critèrisation permettrait la transparence.

 

L’idée de lancer un vrai programme photovoltaïque sur les toitures est aussi très pertinente pour les raisons évoquées dans le rapport, mais aussi pour contribuer par cette action au renforcement des logiques de filières énergies renouvelables sur le pays de Lorient.

Il convient de sensibiliser dès aujourd’hui les PME de la Région afin qu’elles puissent répondre sur ce type de chantier et plus largement aux chantiers du bouquet énergétique soleil – vent – courant. 

Il serait dommage de faire appel aux compétences éloignées, venant de pays en avance de 30 ans sur le France nucléocrate.Miz-du-2008.jpg

 

De Plogoff à Erdeven, les bretons ont refusé le nucléaire. Les élus locaux ont aujourd’hui les outils pour montrer qu’une énergie peu coûteuse et produite sur place, c’est de l’emploi local et l’attractivité de demain.

 

Un mot quand même sur le régime juridique proposé.

Je considère que les SEM ont souvent été créées pour de mauvaises raisons et ne sont que rarement des modèles de transparence pour le citoyen. Le Citoyen élit un conseil municipal pour gérer un quotidien délégué à un EPCI qui le délègue à une SEM et le citoyen ne sait plus qui fait quoi.

 

Un autre statut, plus transparent et où la co-décision « public-privé » est plus claire existe. Il a été d’ailleurs créé par deux hommes qui savaient très bien travailler ensemble, Guy Hascouet et … Lionel Jospin. Nous pourrions nous en inspirer à l’avenir. (Note du blogeur: Yann Syz parle ici du statut des SCIC, plus d'infos ici : http://www.scic.coop/ )

 

Enfin, une suggestion pour cette nouvelle SEM : une fois ces deux objectifs et filiales définis et mis en place, elles pourrait être le laboratoire d’une autre démarche : l’épisode Lafarge – peuple des Dunes – montre une volonté des citoyens d’aller vers d’autres modalités de construction.

Les collectivités qui, comme la nôtre, ont soutenu le peuple des dunes ont là aussi un effet de levier à jouer vers le secteur privés.

 Grain-de-sable-lafarge.gif

 

Pour en savoir plus sur les dossiers votés par Cap Lorient ce soir là (opah, plh, etc....) vous pouvez lire cette page du site de l'agglo: http://www.caplorient.com/Actualite.146.0.html?&no_cache=1&tx_ttnews[tt_news]=3715&tx_ttnews[backPid]=8&cHash=f7e3152401

 

 

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