Eus ar boued d'ar vagadurezh

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Article paru dans le dernier numéro du Lorient Mag

  

D’une politique de restauration publique de qualité, la ville de Lorient et l’agglomération se dirigent vers une approche globale de la nutrition.

Une attention particulière est apportée à la qualité des produits et des prestations fournies aux convives de la restauration municipale : environ 25 % des ingrédients proviennent de l’agriculture bio. D’autres démarches sont associées : Label, filière bleu blanc cœur, poisson frais du port de Keroman …

De plus, un travail réalisé avec les producteurs régionaux tend vers une logique de proximité, de lien avec les bassins versants et l’économie régionale.

Cette démarche fait l’objet d’un dialogue citoyen régulier lors de commissions menus dans les écoles.

Les enjeux alimentaires sont constitutifs de notre politique de promotion de la santé. Régulièrement, la Ville construit ou soutient des actions sur ces thèmes et inclus la dimension alimentation par ailleurs (ex : prévention des maladies cardio vasculaires). Le rapport de nos sociétés modernes à ces enjeux conduit à s’intéresser aussi à la question de l’activité physique. Nos réflexions avec l’Office des Sports, sur le sport et la santé, les pratiques loisirs, la course pédagogique du Lorient Tour… participent à construire une politique globale de nutrition, alliant les verbes manger et bouger.

L’activité physique va au-delà du sport : notre approche des déplacements doux et notre soutien aux jardins partagés ou familiaux renforcent cette démarche.

Une politique de nutrition, pour être complète, doit aussi considéré l’espace agricole pour ce qu’il est : la plus grande zone d’activité en mètres carrés. C’est pourquoi CAP LORIENT a demandé et obtenu un programme européen agricole. Ce n’est pas si courant dans une communauté de type urbain…

L’agriculture bretonne a su trouver une dynamique inattendue au XXeme siècle. On connaît les limites de ce modèle. Aujourd’hui, certains agriculteurs en sont prisonniers et seul un accompagnement fort de la puissance publique permettra les nécessaires mutations offrant à tous les producteurs une réelle autonomie de choix.

Depuis une vingtaine d’années, la relation entre l’urbain et l’agricole est marquée par la nécessaire protection de la qualité de l’eau.

Des progrès importants sont constatés mais insuffisants. Pour aller plus loin, il convient de considérer les intérêts réciproques des acteurs sous l’angle de la localisation des enjeux agricoles sur le territoire de l’agglo et de construire des filières économiques locales.

La ville centre a un rôle à jouer par ses achats, mais aussi par une politique du logement qui limite le grignotage du foncier agricole. Nous en prenons le chemin car les enjeux alimentaires nécessitent de penser de manière globale et d’agir en local.

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Pour le groupe UDB ville de Lorient
Laurence Chevrel, Annick Lecuyer, Yann Syz, Pierre-Yves Burban

Publié dans Lorient

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