L'UDB pour des coopérations Lorient Quimperlé.

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

 

 

ed68e4a616.jpgLes contours de l'agglo du pays de Lorient vont bouger dans le cadre des réformes en cours.

Lors du conseil municipal de Lorient, Le groupe Union Démocratique Bretonne a demandé d'aller plus loin dans la recherche de cohérence, pour aller vers une démarche commune avec le pays de Quimperlé, car ces deux secteurs sont déjà ensemble dans beaucoup d'instances.

 

La réforme de la carte intercommunale n’est qu’un volet d’une réforme territoriale dont de nombreux aspects sont contestables.

Mais, pour les élus U.D.B., ce point précis de la réforme va globalement dans le bon sens.

 

En effet, nous disons depuis longtemps que les frontières de l’intercommunalité, pour être efficaces, doivent coller avec la réalité des bassins de vie et d’emplois, avec le quotidien des gens.

 

Or, le bassin d’emplois territoire du bassin de vie de Lorient est aujourd’hui morcelé en 4 communautés de communes. Que deux d’entre elles fusionnent est donc un progrès.

 

Mais il y a là comme un goût d’inachevé. 2_99bf00bbdc.jpg

D’une part, car, contre toute évidence, Kervignac et ses voisines restent sur le bord du chemin. C’est là un obstacle qui ne peut être résolu cependant que par les urnes lors des municipales.

D’autre part, parce que Cap l’Orient et la communauté de communes du Pays de Quimperlé doivent trouver rapidement le chemin de coopérations renforcées.

Lorient et Quimperlé, c’est le même territoire sanitaire, c’est le même bassin d’emplois, c’est le même territoire de vie.

 

L’INSEE nous apprend que le nombre de Lorientais qui travaillent à Quimperlé est le même que celui de ceux qui font le chemin inverse, et que le nombre d’étudiants de l’UBS qui vient de Quimperlé est important. L’analyse économique montre que Quimperlé est la véritable porte d’entrée industrielle ouest de l’agglomération.

 

Le projet de ce soir est avant tout le projet impulsé par l’Etat. Pour que la réforme de l’intercommunalité et de ses contours soit le projet des acteurs locaux, il convient de lancer les coopérations qui s’imposent autour de la Laïta.

Bien sûr, le périmètre ne fait pas tout. L’essentiel est bien le renforcement des compétences de l’agglo dans la gestion du quotidien des gens, on l’a vu pour l’eau, nous allons le voir pour les H.L.M.

 

A ce sujet, il nous faut regarder les conséquences de l’élargissement de l’agglo pour les projets Lorientais. Il nous semble évident que l’arrivée de Plouay positionne encore plus Hennebont comme le centre secondaire majeur de l’agglo, et que notre politique de transport en commun doit en tenir compte. Le Triskel est l’outil adapté pour le cœur dense de l’agglo. Mais relier plus efficacement Lorient et Hennebont par la voie ferrée est une évidence qui va également s’imposer avec cette réforme.

 

Aussi, c’est en raison de ce qui a été évoqué, et en raison de notre vision du pays de Lorient que nous nous rangeons derrière l’idée que cette réforme utile ne doit être appliquée qu’après le vote des citoyens aux municipales de 2014, et que nous proposons de modifier l’article 1 en le complétant par « dans l’attente de discussions avec la COCOPAQ », ce qui est un signal volontariste de notre collectivité.                                                                            elu-e-s 0166

 

Pour le groupe UDB Lorient                  

Yann SYZ                                                                                                        

 

Illustration: en haut à gauche la carte de la zone d'emploi de Lorient, issue d'un document d'Audélor, puis plus loin la carte du projet du Prefet du Morbihan en débat dans les conseils municipaux.

A noter que si dans ce texte nous assimilons pays de Lorient et bassin d'emplois, nous avons une analyse évidement plus nuancée pour ce qui est de Le Faouët et Priziac, 2 communes inscrites dans le pays du roi Morvan.

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