La territorialisation des CUCS est-elle pertinente partout?

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

 

elu-e-s 0161-copie-1Les CUCS, Contrats Urbains de Cohésion Sociale, sont l'outil au travers duquel l'Etat contribue au financement d'action dans les quartier populaire pour contribuer à la réduction des inégalités en matière sociales, économiques, éducatives, etc.

A Lorient le conseil municipal en a adopté les grandes ligne hier soir tout en dénonçant le recul de lacompagnement financier de l'Etat.

Occasion pour Yann Syz, du groupe UDB, d'interroger la pertinence  de la géographie des CUCS pour une ville comme Lorient qui pratique la mixité sociale depuis longtemps. Dans ce type de ville, ne faut-il pas réfléchir à l’équilibre entre soutien collectif et suivi des trajectoires individuelles?

 

 

Je ne ferai pas de commentaire sur le fond de ces dossiers, instruits dans les instances par tous les partenaires.

 

Je voulais simplement faire observer une contradictions : l’Etat préconise la mixité sociale, la restructuration des quartiers HLM denses. La Ville de Lorient agit dans ce sens, car la mixité sociale est constitutive de notre histoire ; nul besoin de rappeler à l’ordre une ville dont le centre et le port de plaisance voit cohabiter HLM et immeubles aisés depuis la reconstruction.

 

Pour autant, la politique de la ville et de soutien aux citoyens les plus fragiles, menée par l’Etat, ne prend en compte comme critère que le ciblage de l’action sur des quartiers précis.

 

Or, la dispersion des logements sociaux dans l’ensemble de la ville comme le taux de rotation très rapide de leurs résidants me semble rendre inopérant la sectorisation du soutien de l’Etat.

 

Bien sûr, l’objectif du CUCS est en quelque sorte d’aider plus les quartiers qui concentrent plus de difficultés, et c’est important, y compris à Lorient.

 

Pour autant, lorsqu’un habitant HLM change de quartier régulièrement, on se dit que l’important n’est pas l’action auprès d’un quartier, mais l’équilibre entre soutien collectif et suivi des trajectoires individuelles.

 

Lorient ayant une proportion d’habitat social nettement au dessus des 20%, et nettement au-dessus de la plupart de ses voisins immédiats avec une logique urbaine de mixité, je considère qu’on pourrait mettre en avant l’idée suivante : si les villes qui ne fabriquent pas de logements sociaux sont sanctionnées financièrement (il y a des cas voisins à gauche comme à droite), les villes vertueuses comme Lorient devraient être récompensées et sa mixité renforcée pourrait être son argument pour que l’effet CUCS touche plus de territoire qu’un ou deux quartiers.

 

Yann Syz

pour le groupe Union Démocratique Bretonne.

Publié dans Lorient

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