Retour sur les voeux de la section UDB du Pays de de Lorient

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

Le 13 janvier les militants UDB du Pays de Lorient étaient réunis nombreux pour une soirée de voeux conviviale. Quelques minutes après le discours de Yann Syz, nous avions fait un résumé vidéo avec lui, que nous n'avons pa pu diffuser plus tôt. Crise de l'euro, actualité du pays de Lorient, rendez vous de 2012 sont abordés en quelques minutes.

Si le résumé vidéo vous semble court vous pouvez également retrouver  l'ensemble du discours avec le texte ci dessous...

                                                                                                                                        Pour la section

                                                                                                                                           YB Chevrel


        Ce qui s’est passé en Europe en 2011 donne raison aux fédéralistes que nous sommes.

Avant d’échanger ensemble tout à l’heure sur quelques dossiers politiques, puis de partager un temps convivial, je tenais à vous présenter en mon nom et celui de notre secrétaire de section nos meilleurs vœux pour l’années 2012. Une année qui démarre sans que ne soit réglée la crise de l’euro.

Si les dérèglements boursiers d’une course à la spéculation non régulée par des gouvernements de plus en plus libéraux, nous ne pouvons pas ignorer non plus les causes institutionnelles de cette crise monétaire. En effet, malgré quelques corrections timides récentes, notre système monétaire est quasiment hors de contrôle politique d’une Europe politiquement et juridiquement trop faible. Dès lors que nous avons une monnaie commune, il est évident que les pays d’Europe doivent d’avoir également une politique économique commune, forte et concertée, sous peine de ne pas régler les difficultés structurelles.      
En clair, ce qui s’est passé en Europe en 2011 donne raison aux fédéralistes que nous sommes. Pourquoi ? parce que nous disons déjà depuis longtemps que nous avons besoin d’une Europe politique plus forte, plus cohérente, avec un contrôle politique de la banque centrale et une harmonisation fiscale et sociale progressive. Plus d’Europe donc.

Mais s’il y a plus d’Europe, il faut en contrepartie qu’une part des décisions, relevant du quotidien, des services publics ou des atouts locaux se rapproche des citoyens au niveau pertinent celui de la Région. Car si une part du pouvoir politique s’éloigne, il faut qu’une se rapproche. Plus d’Europe impose plus de région.

 
Je pourrais développer longuement sur la nécessité d’une forte autonomie régionale, avec les moyens budgétaires afférents, pour utiliser les atouts de la Bretagne que sont notre potentiel énergétique, notre position maritime, nos dynamismes et particularisme culturels, etc.

Mais de tout cela vous êtes convaincus, d’autant que l’actualité de l’accident du TK Breman vient nous rappeler que l’Etat a abandonné sa politique maritime, en matière d’économie mais aussi de sécurité, et qu’une Région forte dans un espace maritime s’en chargerais plus efficacement.



Je veux plutôt évoquer avec vous ce que doivent être nos combats

de cette année 2012.


 
Cette année est évidemment marquée par deux scrutins majeurs. L’élection présidentielle, où nous soutiendrons notre candidate Eva Joly, et ou au second tour, notre priorité sera bien sur de contribuer à renouer avec la justice sociale et l’équité entre territoires, 2 enjeux sciemment oublié par Nicolas Sarkozy, de ses cadeaux fiscaux aux plus riches jusqu’à la fermeture de tribunaux et autres structures de santé ou d’éducation. Et l’élection législative, la plus importante, car c’est d’elle que dépend la couleur du gouvernement. Dans cette élection, l’UDB aura des candidats dans plusieurs circonscriptions, notement celle de Lorient, pour porter un projet politique centré autour d’un meilleur fonctionnement de la démocratie, locale et régionale, le développement de l’emploi par une plus grande liberté d’utilisation des atouts breton et une économie reterritorialisée, autour de projets locaux.



Localement, vous le savez, nous sommes très attachés à la nécessité d’un développement cohérent et concerté du pays de Lorient, au-delà des querelles de clocher.

3 bonnes nouvelles en 2011 de ce point de vue : la perspective de rapprochement entre plouay et cap lorient, et surtout la gestion communautaire de l’eau et du logement social.


      Construire un pays de Lorient cohérent, solidaire des deux coté de la Laita

En 2012, nous espérons pouvoir aller plus loin. Le territoire de vie n’est plus dans les frontières de la commune. La ville, c’est un ensemble de communes dont les citoyens résident d’ans l’une, travaillent dans une autre, font des achats dans une troisième et souvent des loisirs dans une quatrième. L’espace de vie quotidien du pays de Lorient, c’est un espace dessiné par une somme de déplacement qui inclue aussi Kervignac et Quimperlé.

Avec la LGV, Paris à 3 heures de Lorient, soit. Mais Quimperlé à 12 minutes de Lorient, c’est aussi une idée forte. Construire un pays de Lorient cohérent, solidaire des deux coté de la Laita, c’est mettre les politiques publiques en cohérence avec le vécu, c’est aussi construire une interco plus solide, dont le pole central Lorient Lanester serait équilibré par 2 pole secondaire autour d’Hennebont et Quimperlé.

       
Sport et Culture : ce ne sont pas 19 égo communaux qui feront une stratégie collective

Les citoyens ont besoin que les élus concilient aujourd’hui exigence de proximité et nécessité d’efficacité. Les communes restent la cellule de base de la vie démocratique. Les habitants ont besoin de ces services de proximité pour les démarches d’état civil, pour la gestion de leur facturation de services, etc.       Pour autant, cette proximité nécessaire ne doit pas nous empêcher de réfléchir à découpler la structuration des services publics locaux entre les services opérationnels proches et lesn fonctions stratégiques, celles qui fixent le cadre des grandes orientations, qui gagneraient en efficacité par une plus grande mutualisation.       Il nous faut donc faire des propositions dans ce contexte. Nous ne sommes pas 19 communes mais 1 pays de Lorient. C’est aujourd’hui une nécessité de voir comment rationaliser la dépense entre l’agglo et les villes membres.  D’autant que le budget de fonctionnement de Lorient n’est pas toujours celui d’une ville de 60 000 habitant, mais celui d’une ville centre au service de ses voisines. C’est le cas sur  quelques grands équipement, mais aussi sur l’accompagnement financier de plusieurs associations qui agissent sur l’ensemble de l’agglo (Emglev bro an Oriant, CCSTI, Centre Médico Sportif…) alors qu’elles sont soutenues principalement par la ville centre.   En matière de fonctionnement, ne pas ré-interroger la frontière des compétences Cap/ communes, c’est multiplier par 19 certains services alors que l’espace de vie des citoyens  dépasse les frontière de la commune au quotidien.

Ainsi, la coordination de nos politiques culturelles et leurs mises en cohérence, peut conduire à une meilleure identification des salles, à une meilleure diversité de l’offre. Les musiques   actuelles et les acteurs de la culture bretonne sont depuis longtemps fédérés à l’échelle du Pays de Lorient.

De même le sport est déjà présent dans les préoccupations de l’agglo. Nous gagnerons sûrement à rechercher de nouvelles convergences,sur le sport de haut niveau, par exemple.

Le Conseil de développement du pays de Lorient du pays de lorient, émanation des « forces vives » de la société civile du territoire comme on dit a d’ailleurs publié il y a peu un excellent rapport sur ce thème, je souhaites que nombre d’élus s’en saisisse.

Le conseil de Cap Lorient ne doit pas être le théâtre des intérêt communaux.   La nouvelle fiscalité et les tensions de fonctionnement que connaissent toutes les communes  doivent nous inciter à renforcer la notion de construction de projet commun. Ce n’est pas  forcément le discours de tous les maires, mais la réalité nous rattrape, alors faisons bouger les lignes de nos institutions.

Ce ne sont pas 19 égo communaux qui feront une stratégie collective , il convient d’agir  encore plus collectif.



Energie et développement durable, enjeux d'attractivité.



       Sur l'action des mes collègues élus UDB, nous avons plus particulièrement traitées en 2011 : les questions de santé pour ce qui me concerne, le développement des écoles bilingues avec sylvain et jj, les questions du risque industrielle avec michel, la solidarité sociale et l’animation de la vielle avec mes trois collègues lorientais, etc... J'en profite pour remercier également Jean-Paul qui a dynamisé la vie de la section  et a su amener des débats de fonds dans un climat de convivialité .

     
Mais plutot que d’en faire le bilan, je voudrais insister sur une conviction prospective

«Pour être attractifs, les territoires se dotaient d’une gare au XIXème siècle, d’une université au XXème siècle, et, au XXIème siècle, l’enjeu sera de se doter   d’une énergie peu coûteuse et produite sur place. Les enjeux énergétiques de notre pays de lorient doivent être une priorité, d’action , source de transferts de compétence des nombreux savoir faire industriel de notre territoire.

      
La réorientation de notre économie et de notre aménagement du territoire vers des logiques de développement durable centrées sur les ressources locales et sur la préservation de l’espace et d’ailleurs plus généralement une source de dynamisme et de qualité de vie. Il convient d’accélérer le travail de protection des espaces agricoles, première zone d’activité économique du pays de Lorient en terme de surface, et de freiner ce que j’appelle l’urbanisme de 4 voies, en ayant une approche durable et qualitative de nos zones d’activité. Ainsi, la zone du Mourillon nouvelle version ne pourra pas être conçue dans les vieilles logiques. Il faut qu’elle soit exemplaire, en s’inspirant des récentes évolutions des programmes de logement tant en terme de densité, d’économie d’énergie, de partage des espaces (parking), etc.



Tous à Kemper le 31 mars pour la langue bretonne et les langues régionales.

      
Pour conclure, je vous rappelle UN rendez-vous majeur. Le 31 mars à Kemper, nous serons nombreux à manifester pour défendre nos langues de Bretagne, et les langues régionales en France. A quelques jours de l’élection présidentielle, il s’agira de rappeler aux candidats la volonté des bretons de voir leurs langues protéger par la loi, avec des moyens pour son enseignement, sa transmission. C’est un enjeu économique également, dira t on assez que le Breton c’est aujourd’hui plus de 1200 emplois en Bretagne. Il faut former nos jeunes à cet enjeu. Eva Joly, qui regarde les conservatismes français avec sa double culture l’a bien compris. Nous comptons sur vous ce jour là, le nombre sera un atout. Les récentes évolutions au parlement sur la question de la Réunification de la Bretagne nous montrent que les mobilisations finissent toujours par faire bouger les lignes politiques



Bonne Année militante

             
      YANN SYZ

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