Vers un service de l'eau cohérent sur Cap Lorient

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

safe imageLe vendredi 10 décembre, le conseil de Cap Lorient a voté favorablement pour que l'agglo prenne la compétence eau.

En caricaturant à peine, il s'agit d'éviter que le prix de l'eau des résidents de Quéven, de Riantec ou de Lanester soit décidé sur le pays de Lorient et non à Vannes.

Yann Syz, élu de l'UDB à ce conseil, a défendu le projet (voir ci dessous). A noter qu'en dehors de la maire de Lanester, ceux qui n'ont pas voté le texte ont argumenté non sur l'intérêt des usagers, mais sur ce qu'il ressentent comme une perte de pouvoir pour les maires.......l'esprit communeautaire ne souffle plus sur tous les élus, qui oublient que en mairie ou à l'agglo, c'est eux qui décident de toute façon. Certains maires (et pas que de droite malheureusement) ferait bien d'y réfléchir.

 

 

Les élus des communes membres de Cap l’Orient ont su, dans un passé pas si lointain, construire les outils pour harmoniser leurs pratiques et leurs coûts sur des dossiers difficiles, comme la fiscalité des entreprises ou la collecte des déchets ménagers.

J’ose croire que ce qui a été possible pour ces sujets complexes le sera ce soir pour l’eau, aspect qui touche dans leur quotidien tous ceux qui nous ont élus. Je ne veux pas croire que les élus de 2010 seraient moins volontaristes dans la construction de l’esprit de cohérence du pays de Lorient que ceux de 2000.

 

Ne nous y trompons pas, ce que les citoyens regarderont ce ne sont pas les éventuelles querelles d’institutions, mas la qualité du service quotidien, son coût et sa lisibilité.

 

Si on regarde la carte actuelle de la gestion de l’eau sur le pays de Lorient, en observant que les cartes de la production et de l’assainissement ne se superposent pas, on a le sentiment qu’à côté la géopolitique des balkans relève d’un cours de cp au vu de la multiplicité de petits syndicats mixtes.

 

Le système, soumis au vote ce soir, permettra une meilleure lisibilité. Il permettra aussi de revenir progressivement sur une situation où les inégalités entre citoyens de Cap l’Orient, au regard des prix, sont trop importantes.

 

En mettant en commun, et la distribution et l’assainissement, nos 19 communes se dotent aussi d’un potentiel de négociations ou d’effets de masse pour que les coûts soient moindre pour le citoyen, à terme. Cela suppose que le vote de ce soir ne soit qu’une étape vers la définition de contrats non plus parcellisés, mais globaux. Et ce, qu’il s’agisse de délégation de service ou de régie, débat qu’il faudra aussi avoir.

 

Un système plus lisible, potentiellement moins coûteux, mais aussi un système plus efficace dans ce sens que Cap l’Orient est de toutes les solutions possibles la solution la moins éloignée de la gestion idéale en matière d’eau, à savoir la gestion par bassin versant. 4 communes ne font pas un bassin versant, 1 département est éloigné de cette logique.

Nous aurons ainsi les bases pour mettre en cohérence nos politiques de l’eau, et celles relevant de l’économie agricole, touristique ou autre.

 

Je sais, qu’ici ou là, la tentation est grande de regarder soit les intérêts des institutions balkanisées en place, soit ce qu’une commune peut perdre.

Sur ce dernier point, je rappelle que les communes bénéficiaires l’été de la politique touristique de Cap l’Orient ont besoin de faire face à l’afflux de population par des apports voisins.

On ne peut pas accepter la construction du pays de Lorient quant on y gagne, et la refuser quand on y perd.

 

Voter le texte proposé, c’est montrer aux citoyens que nous construisons un bassin de vie cohérent, solidaire, ambitieux et soucieux d’une gestion publique … ? …. d’un bien fondamental.

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