Cap Lorient vers la compétence eau, une étape importante pour les citoyens.

Publié le par Kevrenn Bro An Oriant

UDB_Breizh_gant_kalon-2.jpgActuellement les municipalités membres de Cap Lorient se prononcent dans leurs conseils sur un changement des statuts de l'agglomération. C'est un premier pas vers la construction d'un vrai service public local de l'eau cohérent, lisible et plus fort financièrement.

Voici comment Yann Syz, élu UDB, avait défendu ce projet qui marque une étape importante de l'histoire du territoire lors du Conseil de Cap Lorient qui se déroulait ce jour là à Quéven:

 

Les élus des communes membres de Cap l’Orient ont su, dans un passé pas si lointain, construire les outils pour harmoniser leurs pratiques et leurs coûts sur des dossiers difficiles, comme la fiscalité des entreprises ou la collecte des déchets ménagers.

J’ose croire que ce qui a été possible pour ces sujets complexes le sera pour l’eau, aspect qui touche dans leur quotidien tous ceux qui nous ont élus. Je ne veux pas croire que les élus de 2010 seraient moins volontaristes dans la construction de l’esprit de cohérence du pays de Lorient que ceux de 2000.

 

Ne nous y trompons pas, ce que les citoyens regarderont ce ne sont pas les éventuelles querelles d’institutions, mas la qualité du service quotidien, son coût et sa lisibilité.

 

Si on regarde la carte actuelle de la gestion de l’eau sur le pays de Lorient, en observant que les cartes de la production et de l’assainissement ne se superposent pas, on a le sentiment qu’à côté la géopolitique des balkans relève d’un cours de cp au vu de la multiplicité de petits syndicats mixtes.

 

Le système, soumis au vote ce soir, permettra une meilleure lisibilité. Il permettra aussi de revenir progressivement sur une situation où les inégalités entre citoyens de Cap l’Orient, au regard des prix, sont trop importantes.

 

En mettant en commun, et la distribution et l’assainissement, nos 19 communes se dotent aussi d’un potentiel de négociation ou d’effets de masse pour que les coûts soient moindre pour le citoyen, à terme. Cela suppose que le vote des communes ne soit qu’une étape vers la définition de contrats non plus parcellisés, mais globaux. Et ce, qu’il s’agisse de délégation de service ou de régie, débat qu’il faudra aussi avoir.

 

Un système plus lisible, potentiellement moins coûteux, mais aussi un système plus efficace dans ce sens que Cap l’Orient est de toutes les solutions possibles la solution la moins éloignée de la gestion idéale en matière d’eau, à savoir la gestion par bassin versant. 4 communes ne font pas un bassin versant, 1 département est éloigné de cette logique.

Nous aurons ainsi les bases pour mettre en cohérence nos politiques de l’eau, et celles relevant de l’économie agricole, touristique ou autre.

 

Je sais, qu’ici ou là, la tentation est grande de regarder soit les intérêts des institutions balkanisées en place, soit ce qu’une commune peut perdre.

Sur ce dernier point, je rappelle que les communes bénéficiaires l’été de la politique touristique de Cap l’Orient ont besoin de faire face à l’afflux de population par des apports voisins.

On ne peut pas accepter la construction du pays de Lorient quant on y gagne, et la refuser quand on y perd.

 

Voter le texte proposé, c’est montrer aux citoyens que nous construisons un bassin de vie cohérent, solidaire, ambitieux et soucieux d’une gestion publique rigoureuse d’un bien fondamental.

 

Yann SYZ

élu communeautaire de Lorient, groupe UDB (Union Démocratique Bretonne)

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